13/04/2018

Hongrie: Nouveau triomphe de Viktor Orbàn lors des élections du 8 avril 2018

Les Hongroises et les Hongrois étaient appelés aux urnes pour renouveler leur Parlement le 8 avril 2018.

Les médias ont annoncé un taux de participation record tout au long de la journée.

Selon les experts, plus le taux de participation serait élevé, plus la défaite du FIDESZ de Viktor Orbàn serait probable.

Un vent de changement de majorité semblait souffler sur Budapest en cette belle journée de printemps.

De nombreuses personnes ont d’ailleurs attendu sagement pendant plusieurs heures devant certains bureaux de vote, avant de pouvoir enfin déposer leur bulletin de vote dans l'urne.

À ce moment-là, tout et son contraire semblait être possible.

Plus le taux de participation augmentait, plus les dirigeants de l’opposition étaient confiants et plus ils pensaient que la victoire était possible.

Tout à coup, tard dans la soirée, le résultat est tombé : 134, c’est-à-dire plus des deux tiers des sièges au Parlement pour le FIDESZ, qui n’a laissé que des miettes à l’opposition.

On a pu constater un fossé entre Budapest, qui a voté en grande majorité pour des partis de l'opposition et la province, qui a massivement soutenu le FIDESZ.

Après 2010 et 2014, c’est la troisième fois que Viktor Orbàn et le FIDESZ remportent les deux tiers des sièges au parlement, ce qui leur permet de modifier la Constitution.

Viktor Orbàn, qui aura 55 ans en mai, est donc réélu pour un quatrième mandat, il avait déjà été Premier ministre entre 1998 et 2002.

À cette époque, il n’avait pas pu gouverner seul, il a dû former une coalition avec d’autres partis.

Depuis huit ans, Viktor Orbàn règne sans partage sur la Hongrie et le peuple lui a renouvelé sa confiance pour quatre années supplémentaires.

Le fait que le taux de participation ait été si élevé (près de 70%) apporte encore plus de légitimité à l’homme fort de la Hongrie.

Il y a à mon sens deux raisons principales qui expliquent cette nouvelle victoire.

Premièrement, le rôle de père protecteur de la nation, voire même de l’Europe, endossé depuis quelques années par Viktor Orbàn lui a clairement été favorable.

Il y a quelques temps, l’hebdomadaire suisse allemand « die Weltwoche » avait d’ailleurs consacré sa une au Premier ministre hongrois, avec le titre suivant : « Orbàn Viktor, Verteidiger Europas » (défenseur de l’Europe).

C’est exactement l’image qu’a actuellement Viktor Orbàn, non seulement en Hongrie mais également auprès de nombreuses personnes en Europe et même dans le monde.

Ceci n’est évidemment pas pour lui déplaire, lui qui se voit avoir un destin international.

La deuxième raison principale du succès de Viktor Orbàn est due à la faiblesse et à la division de l’opposition.

Pour espérer avoir une chance de succès, l'opposition aurait dû faire des alliances électorales dans chaque circonscription et ce depuis longtemps et présenter au poste de Premier ministre un candidat unique, bien préparé, charismatique et crédible.

L'opposition n’a toutefois pas trouvé un tel candidat.

Le mode de scrutin en partie majoritaire à un tour nécessitait une alliance sans failles des partis de l’opposition.

Une élection partielle locale du 25 février dernier a prouvé que l’opposition, si elle partait unie, pouvait battre le FIDESZ.

Lors des élections parlementaires du 8 avril 2018, l'opposition est toutefois restée divisée et désorganisée jusqu’au bout, présentant plusieurs candidats au poste de Premier ministre.

Il y a certes eu quelques retraits de candidatures au profit d’autres candidats de l’opposition, jusqu'au dernier moment dans certaines circonscriptions, cela n’a toutefois pas empêché le FIDESZ de remporter, une fois de plus, les deux tiers des mandats au Parlement.

Dans certaines circonscriptions à Budapest, des candidats de l’opposition se sont carrément affrontés, faisant ainsi gagner le candidat du FIDESZ.

À présent, l’opposition hongroise, ou ce qu’il en reste, est plus divisée que jamais, ce qu’on peut aisément comprendre après cette nouvelle défaite cuisante.

Les présidents des partis démissionnent les uns après les autres.

Quant à Viktor Orbàn, il peut continuer à gouverner son pays à sa guise et à mener sa politique comme bon lui semble, au moins jusqu’en 2022, voire plus longtemps, tant l’émergence d’une opposition capable de remporter les élections dans quatre ans semble incertaine et improbable au moment où j’écris ces lignes.

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08/12/2016

Vive le Grand Genève! (Ma conception du Grand Genève)

À la fin du mois de septembre 2016, j’ai eu la chance de faire partie d’une délégation franco-suisse qui a fait un voyage à Paris et qui a visité l’Assemblée Nationale et le Sénat.

Nous étions invités par Madame Virginie DUBY-MULLER, Député de la Haute-Savoie et par Monsieur Cyril PELLEVAT, Sénateur de la Haute-Savoie.

Nous avons pu voir les ors de la République de l’intérieur, ce qui était passionnant et très instructif.

Lors de ce voyage, nous étions 17; il y avait des personnes de la France voisine, des Genevois, ainsi qu’un ou plusieurs Vaudois, je ne sais plus exactement.

Je serais toutefois incapable de dire précisément quel était le lieu de domicile ou quel était le lieu d’origine de chacune de ces personnes.

C’est au moment où nous avons dû montrer nos passeports et nos cartes d’identité, lors de l'accès aux différents bâtiments officiels, que je me suis fait la réflexion : « lui, est français" ou "il est suisse ».

Toutefois, en y repensant, je me suis dit que l’origine des personnes ayant fait partie de ce voyage n’avait finalement strictement aucune importance et je pense que c’est précisément cela le Grand Genève, en tous cas dans ma conception.

Les frontières étatiques et cantonales n’ont aucune importance et ce qui compte, c’est que les habitantes et les habitants de cette région aient des synergies communes et des buts communs.

Je me suis d’ailleurs rendu compte de cela en allant à l’inauguration de la Mairie d’Arthaz Pont-Notre-Dame en Haute-Savoie il y a quelques semaines.

A cette occasion, je me suis d’ailleurs dit que, si elle avait eu lieu dans le Canton de Genève, cette inauguration n’aurait pas été bien différente et j’ai même failli oublier que je me trouvais dans un autre pays.

J’ai eu l’occasion de rencontrer un certain nombre d’entrepreneurs, de travailleurs et de politiciens de l’Ain et de la Haute-Savoie ces derniers temps, j’ai beaucoup d’affinités avec ces personnes et c’est dans ce contexte que j’ai ressenti ce qu’est, en tous cas dans ma conception, l’esprit du Grand Genève.

Donc, en un mot comme en cent :

Vive le Grand-Genève !

 

Andreas Dekany

 

PS : Voici le lien pour avoir plus d’informations sur le Grand Genève :

 

http://www.grand-geneve.org/

 

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20/10/2016

La Révolution hongroise d’octobre 1956 : c’était il y a 60 ans

Nous célébrons le 60ème anniversaire de la Révolution hongroise du 23 octobre 1956 cette année.

L’Association des Hongrois de Genève, avec le soutien de la Ville de Genève, organise à cette occasion un concert gratuit au Victoria Hall, en date du samedi 22 octobre 2016 à 19 heures, avec la présence de l’Orchestre symphonique de la Radio Hongroise.

Les détails à propos de cet évènement sont indiqués sur le site Internet dont le lien est le suivant : www.hongrie1956.ch.

Il reste encore quelques billets et je tiens à souligner que ce concert est ouvert à toute la population de Genève et d'ailleurs.

Quels étaient les tenants et les aboutissants de la Révolution hongroise de 1956 ?

C’est à cette question que je vais brièvement répondre.

Au début de l’année 1945, les troupes soviétiques ont libéré la Hongrie en chassant les soldats allemands.

Très rapidement, les libérateurs sont devenus des occupants et les Soviétiques ont imposé le régime communiste à leurs pays satellites, un régime sans libertés, qui punissait sévèrement les citoyens qui osaient s’opposer au pouvoir.

Les Soviétiques ont mis leurs hommes de confiance, qui appliquaient leur politique, à la tête de ces pays, comme c’était le cas de Màtyàs Ràkosi en Hongrie.

Staline meurt en 1953 et le rapport Khrouchtchev de février 1956, qui dénonce les crimes de Staline, fragilise fortement le régime communiste.

Le 23 octobre 1956, les Hongrois se sont révoltés contre le régime communiste, sous lequel ils vivaient depuis plusieurs années.

Les Hongrois ne voulaient plus être occupés par les Soviétiques et ils voulaient être libres.

Leurs exigences étaient fixées dans une « résolution-programme » de 16 points qui comprenait notamment le retrait des troupes soviétiques du pays, la formation d’un gouvernement sous la direction d’Imre Nagy, l’organisation d’élections libres, la liberté de la presse et la liberté d’opinion etc.

Grâce au courage, à la solidarité et à la soif de liberté de nombreuses Hongroises et de nombreux Hongrois, les chars soviétiques ont dans un premier temps pu être chassés de Hongrie.

Il semblait que l’Union Soviétique avait cédé.

Fin octobre 1956, Imre Nagy est nommé Premier ministre et il forme un gouvernement.

Pendant quelques jours, les Hongroises et les Hongrois ont vécu dans l’espoir d’être libres, seulement pendant quelques jours malheureusement.

Les Soviétiques ont en effet changé d’avis, après avoir fait croire que la Hongrie était libre, ils ont envoyé leurs chars pour écraser la révolution en date du 4 novembre 1956.

Les Hongrois n’avaient aucune chance de résister, au vu des moyens disproportionnés mis en œuvre par les Soviétiques.

Ainsi, la révolution a été écrasée, environ 200'000 personnes ont quitté leur pays à cette époque pour fuir à l’Ouest.

Des milliers de personnes ont été arrêtées, emprisonnées et même exécutées dans les années qui ont suivi la révolution.

Les Soviétiques ont placé leur homme de confiance, Jànos Kàdàr, à la tête de la Hongrie.

Imre Nagy et ses compagnons, dont le Ministre de la défense, Pàl Maléter, ont été exécutés en date du 16 juin 1958.

En date du 16 juin 1989, Imre Nagy et ses compagnons ont eu droit à des funérailles nationales sur la Place des héros à Budapest, en présence de 200'000 personnes, dont la retransmission télévisée a été vue par plusieurs millions de Hongroises et de Hongrois.

A cette occasion, un jeune étudiant a fait un discours remarqué, il exige notamment le retrait des troupes soviétiques de la Hongrie et la tenue d’élections libres (ça vous rappelle quelque chose?).

Mais qui est donc ce jeune étudiant ?

Il s’agit d’un certain Viktor Orbàn, inconnu avant de prononcer son fameux discours, qui est devenu député au Parlement hongrois, lors des élections libres organisées au printemps de l’année 1990, on connaît la suite.

Viktor Orbàn a été Premier ministre de la Hongrie de 1998 à 2002 et de nouveau depuis 2010.

Le 6 juillet 1989, la Cour suprême hongroise réhabilite Imre Nagy et ses compagnons.

Le même jour, Jànos Kàdàr, qui avait été à la tête de la Hongrie pendant 32 ans et qui avait eu une grande responsabilité dans l’exécution d’Imre Nagy, meurt après une longue maladie.

Le fait que Jànos Kàdàr soit mort précisément le jour de la réhabilitation d’Imre Nagy, m’a toujours fasciné et l’Histoire nous réserve parfois ce genre de coïncidences remarquables.

J’ai eu l’occasion de participer à l’émission « Genève à Chaud » sur Léman Bleu, en date du 17 octobre 2016, en compagnie de Monsieur Egon Kiss-Borlase, Président de l’Association des Hongrois de Genève pour évoquer les évènements de 1956.

Voici le lien pour regarder l’émission :

http://www.lemanbleu.ch/replay/video.html?VideoID=30672...

A cette occasion, j’ai répondu la chose suivante à la question de savoir comment je percevais la révolution hongroise de 1956:

« C’est un rapport très fort. Quand on me dit 1956, 23 octobre, c’est un réflexe pavlovien et ça déclenche en moi une émotion, en pensant à toutes ces personnes, des hommes et des femmes qui se sont battus pour la liberté, parce que c’est de cela qu’il s’agit. Ils en avaient marre d’être occupés par les Russes, d’être sous l’oppression des Russes, ils voulaient la liberté et certains et certaines y ont laissé leur vie, beaucoup même. Alors qu’à l’heure actuelle, en Europe, la liberté de la presse, de manifester et d’expression sont des libertés normales, si on peut dire, ça coule de source, il ne faut jamais oublier, qu’il n’y a pas si longtemps, des hommes et des femmes se sont battus pour cette liberté ».

Ce que j’ai répondu à Pascal Décaillet dans l’émission Genève à Chaud du 17 octobre 2016, résume bien ma pensée en lien avec les évènements de 1956.

A l’heure où les pays européens vivent fort heureusement en paix depuis quelques années, il n’est pas inutile de se rappeler que des personnes ont fui leur pays et sont mêmes mortes alors qu’elles étaient en quête de liberté, une liberté qui est devenue presque normale et de plus en plus banale de nos jours, qui était cependant tellement précieuse, qui paraissait inatteignable il n’y a pas si longtemps dans les pays de l'Europe de l'Est.

 

 

Andreas Dekany

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20/07/2016

QUEEN À BUDAPEST LE 27 JUILLET 1986 : L’HISTOIRE D’UN CONCERT HISTORIQUE !

Budapest, le 27 juillet 1986, il y a presque 30 ans, c’est la date d’un concert exceptionnel, dont le théâtre est le Népstadion (Stade du peuple, qui s’appelle aujourd’hui : stade Ferenc Puskàs du nom du footballeur hongrois mondialement connu) :

C'est le concert du légendaire groupe britannique Queen !

L’organisation d’un tel concert peut paraître banale de nos jours, à l’heure de la libre circulation des personnes et des capitaux au sein de l’Union européenne.

Il faut toutefois se situer dans le contexte de l’époque ; le mur de Berlin est encore là, certes plus pour longtemps mais personne ne pouvait se douter en 1986 qu’on allait assister à sa chute un peu plus de trois ans plus tard.

Par ailleurs, les régimes communistes et les groupes de rock n’roll de l’Ouest ne faisaient pas forcément bon ménage.

Le régime en vigueur sous Jànos Kàdàr qui dirigeait la Hongrie n’avait certes rien à voir avec le régime totalitaire roumain ou est-allemand de l’époque, l’organisation d’un tel concert était malgré tout loin d’être évidente.

Il fallait non seulement avoir l’accord du Parti unique mais il fallait en plus avoir les devises nécessaires pour pouvoir payer le groupe.

Le grand mérite de l’organisation du concert de Queen à Budapest revient principalement à Làszlo Hegedüs, le dirigeant de la société hongroise organisatrice de concerts, Multimedia Kft.

Làszlo Hegedüs avait déjà pris contact avec le manager de Queen, Jim Beach, en 1983 et il lui avait demandé si un concert en Europe de l’Est intéressait le groupe.

Les discussions ont duré plusieurs années.

Il fallait tout d’abord obtenir l’accord, au moins tacite, du Parti unique pour organiser un tel concert.

Malgré quelques critiques dues au prix élevé des billets et aux  devises en dollar qui devaient être avancées, les autorisations pour organiser le concert ont pu être obtenues rapidement et assez facilement.

D'après les témoignages de l'époque, un grand nombre de dirigeants du Parti unique ont assisté au concert.

L'armée avait même été appelée à l'aide afin de fournir l'électricité nécessaire pour ce genre de concert.

D’après les informations qui ont pu être obtenues, Queen demandait 220'000.- dollars par concert lors de la tournée de 1986.

Les organisateurs ont été en mesure de réunir 110'000.- dollars et le manager de Queen Jim Beach et les Hongrois ont eu l’idée de réaliser un film du concert à Budapest, dont les bénéfices serviraient à payer au groupe les 110'000.-dollars manquants.

L’excellent film du concert dont le titre est « Hungarian Rhapsody-Queen Live in Budapest » permet aux personnes qui n’ont pas eu la chance d’y assister (comme moi) de revivre cet évènement exceptionnel.

C’était en effet une des premières fois qu’un groupe de rockn'roll aussi populaire et apprécié que Queen faisait un concert de cette ampleur de l’autre côté du rideau de fer.

Le film du concert peut être intégralement visionné sous le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=8cTiLQiSsoE

Ce film est très bien fait. Il montre non seulement le concert mais également les balades du groupe à Budapest.

Le tour en bateau sur le Danube à l’occasion duquel Freddie Mercury demande si le Parlement de Hongrie est à vendre, combien de chambres à coucher il contient et combien il coûte est resté dans toutes les mémoires.

Enfin, ce qui prouve à mon sens une fois de plus que Freddie Mercury était non seulement un chanteur extrêmement talentueux mais également une personne exceptionnelle est l’anecdote suivante :

En arrivant à Budapest, Freddie Mercury a insisté pour apprendre et pour chanter une chanson en hongrois pendant le concert, ce qu’il a fait.

Freddie Mercury a en effet chanté la chanson hongroise "Tavaszi szél" (vent du printemps) lors du concert du 27 juillet 1986.

La performance est d’autant plus remarquable et respectable que le hongrois est une langue très difficile.

Freddie Mercury avait noté les paroles en phonétique sur sa main, afin d’être sûr que sa prononciation soit la plus juste possible.

Cette chanson peut être écoutée sous le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=C2O4dZgAIcU

Je n’ai malheureusement pas pu assister au concert de Queen à Budapest mais toutes les personnes que je connais et qui y étaient m’ont raconté la même chose : c’était un moment exceptionnel, unique et...n’ayons pas peur des mots : c’était un moment historique !

 

 

Andreas Dekany

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09/03/2016

« Le fils de Saul » ; Oscar 2016 du meilleur film en langue étrangère : une fierté pour la Hongrie

« Le fils de Saul » est le premier long métrage du jeune réalisateur hongrois, Làszlò Nemes.

Ce film a remporté il y a quelques jours l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Cette récompense fait suite à de nombreux autres prix obtenus dans différents festivals plus ou moins connus.

"Le fils de Saul" a notamment gagné le Grand Prix du Festival de Cannes en 2015, ainsi que le Golden Globe en 2016.

Pour faire un résumé de ce film, il faut tout d’abord rappeler ce qu’étaient les sonderkommandos dans les camps de concentration pendant la deuxième guerre mondiale.

Les sonderkommandos, autrement dit les unités spéciales, étaient constitués de détenus, la plupart du temps juifs, qui pouvaient être exécutés à tout moment, qui se relayaient jour et nuit et qui étaient contraints d’extraire les cadavres des chambres à gaz, de les brûler dans les crématoires et de disperser leurs cendres.

Le film montre deux journées de la vie de Saul Ausländer, juif hongrois, dans le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau, au début du mois d’octobre 1944.

Saul Ausländer fait partie du sonderkommando affecté à l’un des fours crématoires.

Saul croit reconnaître son fils, lorsqu’il aperçoit un enfant mort dans une chambre à gaz.

Saul tente de le sauver de l’incinération et de trouver un rabbin, afin d’essayer d’enterrer l’enfant selon le rite approprié.

Peu de films ont jusqu’à présent traité des sonderkommandos, notamment parce que ces derniers sont assez méconnus car il y avait peu de survivants et même ceux qui ont survécu se sont la plupart du temps abstenus de raconter leurs horribles expériences.

Le Professeur historien Gideon Greif, spécialiste de l’histoire des camps de concentration et des sonderkommandos en particulier, a notamment collaboré avec le réalisateur Laszlò Nemes dans le cadre de la réalisation de ce film.

Le Professeur Greif a d’ailleurs eu l’occasion d’interviewer des survivants des sonderkommandos.

Cette collaboration avec le Professeur Greif et avec d'autres historiens donne d’autant plus de « crédibilité historique » à ce film.

Il s’agit d’un film très poignant et la façon dont il a été filmé, la caméra est souvent placée derrière Saul, a pour effet que le spectateur vit les évènements comme s'il se trouvait dans la peau de Saul.

C’est la deuxième fois qu’un film hongrois remporte l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

La première fois, c’était en 1982, lors de la victoire de « Mephisto », d’Istvàn Szabò, basé sur le roman de Klaus Mann.

Les récompenses obtenues par « le fils de Saul » et en particulier l’Oscar du meilleur film en langue étrangère ont fait beaucoup de bien à la Hongrie.

Ça fait plaisir que la Hongrie fasse parler d’elle pour d’autres raisons que les actions de son Premier ministre.

Les Hongrois n’ont pas souvent l’occasion de se réjouir et les prix obtenus par  « le fils de Saul » leur ont donné l’occasion de ressentir de la fierté, ce qui est hélas beaucoup trop rare par les temps qui courent mais ces rares occasions sont d'autant plus appréciables.

Rien ne laissait toutefois présager que « Le fils de Saul » allait avoir un tel succès. Il s’agit en effet du premier long métrage du réalisateur, Làszlo Nemes.

Géza Röhrig, qui joue admirablement bien le rôle de Saul, n’est pas un acteur à la base et le budget du film était très bas.

Malgré cela, "Le fils de Saul" a un succès planétaire, il a obtenu environ 40 prix dans différents festivals.

Ceci démontre bien qu’il ne faut pas obligatoirement avoir des millions de dollars, d'euros ou de francs suisses pour faire un bon film.

 

 

 

Andreas Dekany

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29/01/2016

Mon hommage à David Bowie

J’ai décidé de rendre hommage à David Bowie sous la forme d’une auto-interview, on fait bien des selfies…alors pourquoi pas des auto-interviews ?

Question classique : où te trouvais-tu quand tu as appris la mort de David Bowie ? : J’étais chez ma grand-mère à Budapest, assis sur un vieux fauteuil et j’étais en train de regarder CNN. Il était entre 8h30 et 9heures du matin le lundi 11 janvier 2016. Tout à coup, je vois le titre suivant s’afficher en bas de l’écran de la télévision sous le slogan « Breaking news » : « David Bowie dies aged 69 » !

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ? Je n’ai d’abord pas voulu y croire, je pensais que j’étais en train de rêver, que j’avais mal vu. Ensuite, quand j’ai réalisé que c’était vrai, j’ai ressenti une immense tristesse.

Quel est ton premier souvenir de David Bowie ? Lors des fêtes de fin d’année de 1993 je m’étais acheté le double CD « The singles collection » une compilation des singles de David Bowie entre 1969 et 1993. C’est là que j’ai découvert ce chanteur génial et ses chansons les plus connues comme Let’s dance, Young Americans, Space odity, Ashes to Ashes, Ziggy Stardust etc. Ce qui m’a tout de suite frappé, c’est la diversité dans le style des chansons. Il y en a certaines qu’on peut apprécier lors de la première écoute, comme par exemple « Let’s dance », « China Girl », en revanche, pour d’autres, il faut les écouter plusieurs fois pour pouvoir les apprécier, l’exemple qui me vient à l’esprit est la chanson « Heathen » de l’album du même nom ou « Lazarus » qui est sur son dernier disque, "Blackstar" sorti au début de cette année.

As-tu eu l’occasion de voir David Bowie en concert ? Oui, j’ai eu cette chance une seule fois, en date du 24 octobre 2003 au Hallenstadion de Zurich. C’était juste après la sortie de l’album « Reality ». C’était vraiment un grand moment de le voir en live. Je connaissais ses chansons par cœur. ARTE avait diffusé le film du concert à Paris en 2002, que j’avais enregistré sur une cassette VHS (eh oui !) et je me souviens que je regardais cette vidéo en boucle à la fin de l’année 2002, c’était vraiment une performance extraordinaire et je voulais absolument assister à un concert de David Bowie, ce que j’ai pu faire en octobre 2003, juste avant qu’il arrête de faire des tournées, en 2004, à cause de problèmes de santé. Il devait venir au Paléo Festival de Nyon en juillet 2004, j’avais même pris les billets, il n’est hélas jamais venu et il n’a plus jamais fait de tournées par la suite. J’ai eu la chance de voir un de ses concerts. Le concert au Hallenstadion était très réussi, une très grande performance de la part de David Bowie, qui avait duré au moins 2 heures 30 et il avait chanté 24 chansons. Un DVD du "Reality tour" est sorti il y a quelques années, je le recommande à toutes celles et à tous ceux qui ne connaissent pas très bien David Bowie et qui souhaiteraient le découvrir.

Quel est ton disque préféré de David Bowie ? Il y en a eu tellement et c’est difficile d’en choisir un mais je dirais que celui qui m’a le plus marqué est « 1. Outside » paru en 1995, un disque de genre rock industriel et expérimental, dont une illustration parfaite est la chanson « Heart’s filthy lesson ». Je pourrais aussi citer le disque « Heathen » qui a été mon disque de chevet en 2002 et en 2003.

Quelle est ta chanson préférée de David Bowie ? Là encore, la question n’est pas facile. Je dirais que c’est la version live de « Changes » interprétée lors de la tournée Heathen en 2002, avec notamment la bassiste au talent fou, qui a une très belle voix : Gail Ann Dorsey. Cette chanson apparaît dans le film diffusé par ARTE, voici le lien pour écouter ce chef d’œuvre sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=IJSv6JXKS_I

Sinon, une autre chanson que j'ai toujours beaucoup de plaisir à écouter est la version live de "Rebel Rebel"interprétée lors du Reality tour de 2003. Si vous avez de la peine à vous réveiller le matin, le fait d'écouter cette chanson pourrait vous aider:

https://www.youtube.com/watch?v=eF551z9KlA8

 

 

 

 

 

 

 

 

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11/09/2015

Chute du mur de Berlin : le rôle déterminant joué par le Premier ministre hongrois Miklos Németh en 1989

Alors que le mur qui est actuellement construit par un Premier ministre hongrois à la frontière entre la Serbie et la Hongrie fait couler beaucoup d’encre, j’aimerais écrire à propos d’un autre Premier ministre hongrois et d’un autre mur.

 

Le mur est celui de Berlin, construit en 1961 pour empêcher les allemands de l’Est de quitter leur pays.

 

Le Premier ministre hongrois dont je souhaite brièvement raconter l’histoire s’appelle Miklos Németh.

 

Ce nom ne vous dit sûrement rien et c’est normal et regrettable qu’il ne soit pas plus connu, alors même que, comme vous le constaterez, il a joué un rôle déterminant dans le cadre de l’Histoire européenne.

 

Miklos Németh est né en 1948, il a fait des études d'économie et il a rapidement gravi les échelons de l’appareil étatique d’un pays gouverné à l’époque par le parti unique.

 

En 1988, les postes de Premier secrétaire du Parti unique et celui de Premier ministre étaient occupés par la même personne, Gyula Grosz.

 

Ce dernier voulait remettre son poste du Premier ministre et laisser la place à quelqu’un qui serait une sorte de fusible à sa botte et qui sauterait si les choses ne devaient pas  se dérouler de façon idéale, notamment au niveau économique.

 

La Hongrie était en effet au bord de la faillite dans les années 80 à cause du fait que le train de vie de l’Etat était financé par des emprunts qui étaient la plupart du temps en devises de l’Ouest.

 

C’est ainsi que Miklos Németh a été nommé Premier ministre le 24 novembre 1988.

 

À l’époque, le gouvernement était à la botte du Parti unique, ceci va changer avec le nouveau Premier ministre, qui a rapidement réussi à s'en désolidariser.

 

Pourquoi Miklos Németh a-t-il joué un rôle déterminant dans le cadre de la chute du mur de Berlin ?

 

Les Allemands de l’Est retrouvaient chaque année leurs cousins de l’Ouest lors des vacances d’été, notamment au bord du Lac Balaton, en Hongrie.

 

Une barrière séparait l’Autriche de la Hongrie à cette époque.

 

Le nouveau Premier ministre s'est très vite rendu compte que l’entretien de cette barrière à la frontière entre l’Autriche et la Hongrie coûtait extrêmement cher, le pays n’en avait pas les moyens et il a tout simplement décidé de la supprimer.

 

Il faut se replacer dans le contexte de l’époque, si une telle décision avait été prise quelques années plus tôt, les conséquences politiques pour le Premier ministre auraient sans doute été très différentes.

 

M. Németh a annoncé cette décision aux Autrichiens en février 1989.

 

Ces derniers n’étaient évidemment pas particulièrement heureux d’apprendre cette nouvelle, vu que cela donnait beaucoup plus de travail à leurs gardes-frontières.

 

Au début du mois de mars 1989, Miklos Németh a recontré M. Gorbatchev à Moscou et il lui a annoncé que la Hongrie voulait démanteler son dispositif frontalier.

 

M. Gorbatchev lui a répondu: « faites ce que bon vous semble ».

 

Cette réponse était naturellement inattendue et la Hongrie n’aurait probablement pas pu faire « comme bon lui semble », si un partisan de la ligne dure, autrement dit un « hardliner », avait occupé le poste de M. Gorbatchev à Moscou en 1989.

 

Ensuite, les évènements se sont accélérés, dès le mois de mai 1989 le démantèlement de la frontière a commencé.

 

Les fils de fer et les barbelés ont certes disparu mais la police des frontières a toutefois continué à surveiller les frontières de manière sévère.

 

Au début du mois d’août 1989, sentant le vent tourner, de plus en plus d’Allemands de l’Est se sont rendus en Hongrie pour tenter de passer à l’Ouest.

 

La décision d’ouvrir les frontières a été prise à la fin du mois d’août 1989 et elle a pris effet au début du mois de septembre 1989, il y a exactement 26 ans.

 

C’est ainsi que des milliers d’Allemands de l’Est se sont mis en route pour rejoindre leurs cousins de l’Ouest, ce qu’ils n’avaient plus pu faire depuis plus de 28 ans.

 

On connaît la suite, la chute du mur de Berlin a eu lieu le 9 novembre 1989 et les régimes communistes se sont effondrés les uns après les autres .

 

Il est unanimement admis et incontesté, que les décisions de M. Németh de démanteler la frontière entre l’Autriche et la Hongrie et de laisser sortir les Est-allemands du pays ont eu un rôle déterminant dans le cadre de la chute du mur de Berlin.

 

Il s’agit de la première brèche dans le mur de Berlin (der erste Riss in der Mauer) dont la chute sera beaucoup plus rapide que quiconque aurait même osé l’imaginer au cours de l’été 1989.

 

 

 

 

Andreas Dekany

 

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23/02/2015

Hongrie : Le Premier Ministre Viktor Orbàn perd « sa super-majorité » des deux tiers au Parlement

Lors des élections législatives du 6 avril 2014, la majorité du Premier Ministre Viktor Orbàn a obtenu exactement deux tiers des mandats au Parlement, 133 sièges sur 199.

Il faut savoir que depuis qu’il est revenu au pouvoir en 2010, Viktor Orbàn a toujours gouverné en ayant une « super-majorité » des deux tiers, ce qui lui a notamment permis de modifier la Constitution de manière unilatérale, sans aucune consultation et de faire de très nombreuses réformes dans des domaines extrêmement variés.

Le député de la 1ère circonscription du département de Veszprém, Tibor Navracsics, étant devenu Commissaire européen, son siège a été remis en jeu lors de l’élection partielle du dimanche 22 février 2015.

En 2014, le candidat du parti de Viktor Orbàn était arrivé en tête avec près de 20% de voix d’avance.

En 2015, c’est un candidat indépendant bien implanté à Veszprém qui a défié le candidat du parti au pouvoir et sa « super-majorité ».

C’était en effet bien ça l’enjeu de l’élection partielle de dimanche : est-ce que Viktor Orbàn allait ou non perdre sa « super-majorité » ?

Le candidat indépendant, Zoltàn Kész, soutenu par les partis de l’opposition de gauche, a battu le candidat du gouvernement en obtenant presque 10% de voix de plus que son adversaire du jour.

Le candidat qui a défié le parti au pouvoir l’a emporté malgré la campagne de dénigrement dont il a fait l’objet et malgré des promesses du gouvernement aux citoyens de la circonscription qui a voté dimanche (notamment la construction d’une nouvelle piscine).

La perte par Viktor Orbàn de sa super-majorité a eu beaucoup d’écho dans la presse internationale.

Cependant, le Premier Ministre n’est nullement en difficulté contrairement à ce que j’ai pu lire. Il a en effet à présent 132 sièges au Parlement sur 199 et à ma connaissance, aucun dirigeant d’Europe ne dispose à l’heure actuelle d’une telle majorité.

Viktor Orbàn pourra continuer à gouverner, c'est toutefois symboliquement que la défaite de dimanche est d’une grande importance avec la perte de la « super-majorité » des deux tiers et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’une grande partie de la presse internationale a traité ce sujet.

A partir de maintenant, le Premier Ministre ne pourra plus modifier la Constitution à sa guise, comme il l’a fait depuis son retour au pouvoir en 2010.

Viktor Orbàn avait certes déclaré avant l’élection de dimanche qu’il n’avait plus de lois devant être votées par les deux tiers des députés à faire passer, comme s’il pressentait qu’il allait perdre sa « super-majorité ».

Ainsi, même si la situation du Premier Ministre hongrois peut être enviée par de nombreux dirigeants européens, elle commence à devenir inquiétante pour lui, car son parti a perdu les élections partielles organisées ces derniers mois et cette tendance n’a pas l’air de s’inverser.

Il est intéressant de soulever que, Tibor Navracsics, dont le siège était remis en jeu dimanche a déclaré après la défaite, que son parti devait changer de stratégie à l'avenir.

Viktor Orbàn, quant à lui, a écrit sur Facebook dimanche qu'il ne fallait pas se reposer sur ses lauriers, ce qui semble indiquer qu'il y ait une vraie remise en question au sein du parti du Premier Ministre suite à la perte de la "super-majorité" dimanche.

On a pu constater au cours de ces derniers mois, que Viktor Orbàn  avait de plus en plus de difficultés à faire adopter ses réformes. En effet, entre 2010 et 2014, il a fait passer toutes ses lois et ses réformes, la plupart du temps sans aucune difficulté et sans opposition.

C'est lorsqu'il a voulu introduire sa taxe sur l'Internet (Internet tax), en octobre 2014, que des manifestations jamais vues depuis 2010 l'ont contraint de retirer son projet, ce qui était une première.

Viktor Orbàn a toutefois la chance de ne pas avoir d’alternative qui pourrait le remplacer actuellement en Hongrie.

L’opposition de gauche est en effet la plupart du temps divisée, incapable de sa mettre d’accord sur un projet commun.

D’ailleurs, la victoire de dimanche n’est pas vraiment celle de l’opposition de gauche.

Le candidat indépendant a certes gagné avec le soutien de cette dernière, il a toutefois évité de s’afficher en public avec les présidents des partis de gauche car il ne voulait pas être associé à eux et il ne va siéger dans aucun groupe parlementaire.

Nous verrons en tous les cas au cours des prochains mois, si l’élection de dimanche était ou non un avertissement sans frais pour Viktor Orbàn et sa majorité.

La prochaine élection partielle aura lieu le 12 avril 2015, ce sera de nouveau un siège du parti du Premier Ministre qui sera remis en jeu et ce sera l’occasion de tirer de nouveaux enseignements.

 

 

Andreas Dekany

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11/11/2014

9 Novembre 1989 : La chute du mur de Berlin synonyme de liberté même pour moi

L’Allemagne a fêté les 25 ans de la chute du mur de Berlin dimanche, un évènement historique, qui a changé la vie de nombreuses personnes, y compris la mienne, comme je vais l’expliquer.

L’époque à laquelle l’Europe était divisée en deux entre l’Est et l’Ouest n’est pas si lointaine.

A l’Ouest régnait la démocratie et le capitalisme et à l’Est la dictature et le communisme.

L’Allemagne de l’Est était un régime totalitaire où régnait la terreur et où il arrivait les pires horreurs aux personnes qui osaient s’opposer au régime ou qui tentaient de le fuir.

Le film allemand « La vie des autres » (das Leben der Anderen), avec le regretté Ulrich MÜHE, décrit de façon admirable la terreur que faisait régner la Stasi, la police politique, en Allemagne de l’Est.

Il est très émouvant et touchant de revoir les images des Allemands de l’Est qui ont traversé la frontière et qui sont passés à Berlin Ouest en cette nuit du 9 novembre 1989, on peut voir à quel point ils avaient soif de liberté.

De nombreuses personnes sont d’ailleurs décédées en voulant franchir le mur pour fuir à l’Ouest, entre 1961 et 1989.

Il est très intéressant de regarder des documentaires qui expliquent ce que les Est-Allemands étaient capables d’inventer pour tenter de goûter à la liberté (avion, tunnel sous le mur, montgolfière, cachettes hallucinantes dans des voitures etc.).

Le mur n’aurait jamais chuté sans le courage de dizaines de milliers d’Est-Allemands, qui, malgré la terreur qui régnait dans leur pays, ont réussi à faire chuter un régime totalitaire.

Peu de personnes auraient prédit, même quelques mois avant les évènements de novembre 1989, que le mur allait chuter.

A part les citoyens Est-Allemands, un Hongrois a joué un très grand rôle dans la chute du mur.

Il s’agit de Gyula HORN, qui était Ministre des affaires étrangères en 1989 et qui a par la suite été Premier Ministre socialiste de Hongrie, sous le nouveau régime, de 1994 à 1998.

En été 1989, Gyula HORN a en effet ouvert le rideau de fer avec son homologue autrichien, en coupant les barbelés à la frontière entre les deux pays.

C'est lui qui a déclaré en septembre 1989 que les autorités hongroises laisseraient passer à la frontière tous les citoyens d'Allemagne de l’Est.

Ainsi, Gyula HORN a joué un rôle déterminant dans la chute du mur et c’est le moins que l’on puisse dire.

Dans certaines villes allemandes, des rues portent d’ailleurs le nom de Gyula HORN.

En ce qui me concerne, à titre personnel, la chute du mur a eu une grande importance.

Je suis né à Budapest, en Hongrie et je suis venu à Genève en 1984.

A cette époque, le communisme et le parti unique régnaient encore sur le pays.

Il faut toutefois préciser que ce communisme-là n’avait rien à voir avec celui de l’Allemagne de l’Est, il n’y avait pas ce climat de terreur, il s’agissait d’un « communisme mou » également dénommé « communisme goulasch ».

Malgré cela, la Hongrie était quand même un pays du bloc communiste, qui n’appréciait pas vraiment que ses citoyens émigrent et pour cette raison, je n’ai pas pu retourner dans mon pays natal pendant quelques temps.

Il y a un mot allemand qui est « Heimweh », décrivant très bien ce que j’ai ressenti à l’époque.

On dit « nostalgie » ou « mal du pays » mais aucun mot français n’est à mon sens aussi expressif que ce mot allemand.

A cette époque, je pensais que je n’allais pas pouvoir retourner en Hongrie pendant de longues années.

Tout à coup, l’Histoire s’est accélérée ! Des évènements dont presque personne n’aurait osé rêver se sont produits ! La chute du mur, la disparition des régimes communistes dans les pays de l’Europe de l’Est et l’organisation d’élections libres et ce en l'espace de quelques mois.

Ainsi, grâce à tous ces évènements et grâce à cette accélération de l’Histoire, j’ai pu retourner en Hongrie en décembre 1989, plus de 5 ans après avoir quitté le pays.

Pour cette raison, même pour moi, qui ne suis pas Est-Allemand, la chute du mur a joué un rôle très important.

Elle m’a donné la liberté de retourner dans mon pays natal.

A l’heure où les Européens n’ont quasiment plus de frontières à traverser sur leur continent, il est difficile d’imaginer qu’il fût une époque pas si lointaine, où la liberté n’était qu’un rêve pour certains.

Les commémorations régulières de la chute du mur ont le grand mérite de nous le rappeler.

 

 

Andreas Dekany

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07/11/2014

Suppression des forfaits fiscaux : la classe moyenne en subirait les conséquences !

Le peuple suisse devra se prononcer en date du 30 novembre 2014 à propos de la suppression des forfaits fiscaux.

La Gauche, qui, comme tout le monde le sait, déteste les riches, a lancé une initiative populaire fédérale dans ce sens, une initiative cantonale a également été lancée et  les Genevois devront se prononcer sur le sujet le 30 novembre 2014.

Les personnes qui bénéficient des forfaits fiscaux et qui sont dans la ligne de mire de la Gauche sont des riches personnes physiques de nationalité étrangère, qui ont leur domicile en Suisse et qui n’ont pas droit d’y avoir une activité lucrative.

L’impôt dû se calcule d’une façon très précise, notamment en prenant en compte le train de vie du contribuable et la valeur locative de son logement ou son loyer.

A Genève, ces personnes, que la Gauche hait tant, rapportent en moyenne 160 millions de francs de rentrées fiscales au Canton.

Ces personnes consomment dans les restaurants et les magasins du Canton, elles donnent du travail à des PME et à des entreprises locales actives dans le domaine des services en tous genres.

Avec la présence de ces personnes à Genève, le Canton, l’économie genevoise et les Genevois en général sont clairement gagnants.

Si nous supprimons les forfaits fiscaux, ces personnes partiront à Londres, au Portugal, en Irlande ou encore en Belgique.

Les arguments de la Gauche selon lesquels les bénéficiaires actuels des forfaits fiscaux vont rester chez nous, si nous supprimons les forfaits fiscaux, sont tout simplement faux.

Ils partiront et c’est normal, par exemple à Londres, au Portugal ou encore en Belgique, en d’autres termes sous des cieux fiscaux beaucoup plus cléments.

Ils ne vont sûrement pas rester chez nous pour la beauté de nos montagnes ou pour le jet d’eau.

Pour illustrer mes propos, je prendrai l’exemple très concret de Zurich, qui a aboli les forfaits fiscaux en 2009 :

A Zurich, 97 personnes sur 201 sont parties durant l'année qui a suivi la suppression des forfaits fiscaux.

Celles qui sont restées ont permis de compenser les pertes fiscales dans un premier temps, mais seulement grâce à l'apport d'un contribuable s'étant acquitté de plusieurs millions de francs d'impôts.

Toutefois, ce contribuable ayant quitté le Canton par la suite, le bilan à Zurich est dès lors négatif, contrairement à ce qu'affirment de manière fallacieuse les initiants.

Il est donc faux de dire que les bénéficiaires des forfaits fiscaux ne partiront pas, si les forfaits fiscaux sont supprimés et c'est logique, ils n’ont pas à aller bien loin, par exemple à Londres ou au Portugal.

Je rappelle que les forfaits fiscaux rapportent en moyenne 160 millions de francs par an à Genève.

Qui va compenser ces pertes?

Sûrement pas les initiants mais plutôt la classe moyenne!

Eh oui ! C’est la classe moyenne qui subirait les conséquences de la haine des riches de la Gauche.

Et si la classe moyenne n’a plus les moyens ?

Alors dans ce cas il faudrait couper dans les prestations sociales et si cela devait arriver, les opposants aux forfaits fiscaux seraient les premiers à se plaindre, à faire des grèves et des manifestations.

Vous l’avez compris, en fin de compte, les opposants aux forfaits fiscaux agissent à l’encontre des intérêts de notre Canton, de l'économie genevoise et ils agissent également à l’encontre des intérêts des personnes qu’ils prétendent défendre!

Ne les laissons pas faire !

Pour cette raison il faut voter NON à l’initiative fédérale "Halte aux privilèges fiscaux des millionnaires" (abolition des forfaits fiscaux).

Il faut également voter NON à l’initiative cantonales genevoise « Pas de cadeaux aux millionnaires : Initiative pour la suppression des forfaits fiscaux ».

 

Andreas Dekany

 

Remerciements : Je remercie le député PLR au Grand Conseil, Edouard CUENDET, de m’avoir mis à disposition une liste de chiffres exhaustive et détaillée sur les forfaits fiscaux.

 

 

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03/11/2014

Critical Mass : L’histoire du policier qui m’a reproché de m’être retrouvé au milieu de la manifestation

J’essayais de circuler en voiture, en date du vendredi 31 octobre 2014 vers 19h30, à la rue de Lyon en direction de Plainpalais.

Toutes les voitures et les bus étaient bloqués dans les deux sens.

Tout à coup, j’ai vu des dizaines de policiers, à pied, à moto. Je n’avais pas constaté une telle concentration de policiers depuis le G8 de 2003…

Ensuite, j’ai vu des cyclistes descendre la rue de Lyon et là je me suis rappelé que c’était le dernier vendredi du mois et donc : Critical Mass.

J’ai réussi à faire quelques mètres et je suis finalement resté bloqué à un feu rouge, plus personne ne pouvait avancer, sauf bien entendu les cyclistes de la manifestation, auxquels la police avait ouvert la voie.

A cet instant, un policier à moto est venu me demander de descendre la vitre et il m’a dit d’un ton qui m’a fait penser à celui d’un maître d’école qui engueule son élève qu’il aurait attrapé en train de tricher lors d’une récitation :

« Si vous aviez suivi mes instructions, vous vous seriez arrêté plus haut, maintenant vous voilà au milieu des cyclistes ! Bravo ! ».

Malheureusement le policier est tout de suite parti et je n’ai pas eu le temps de lui dire les choses suivantes :

J’aurais voulu dire au policier que :

-          Je regrettais d’avoir osé utiliser ma voiture pour la première fois de la semaine et d’avoir emprunté un axe principal de ma Ville dont je suis l’habitant et le contribuable ;

 

-          J’étais désolé de ne pas avoir su et prévu qu’une manifestation non autorisée passerait par la rue de Lyon au moment où je l’ai empruntée ;

 

-          Je lui demandais pardon de ne pas avoir vu ses instructions dans la nuit, des instructions qui n’étaient peut-être pas si claires que ça, car d’autres automobilistes qui se trouvaient derrière moi, ne semblaient pas les avoir vues ou comprises non plus ;

 

-          Je regrettais de l’avoir dérangé dans son travail, alors qu’il voulait simplement ouvrir la voie à une manifestation non autorisée et moi j’ai failli tout gâcher.

Par la suite, j’ai lu dans le Tribune de Genève du 31 octobre 2014 :

« Les gendarmes auront leur carnet de souche en main prévient l’autorité afin cas échéant de sanctionner tout comportement illicite de l’ensemble des usagers de la route ».

J’ai également lu dans la Tribune de Genève du samedi 1er novembre 2014 :

« Critical Mass : Quand la police ouvre la voie, c’est magique ».

En lisant cela, j’ai tellement regretté de ne pas avoir demandé son numéro de matricule au policier à moto.

Je lui aurais écrit une lettre de remerciements et d'excuses.

-          Je l’aurais remercié de ne pas m’avoir donné d’amende ;

 

-          Je l’aurais remercié d’avoir ouvert la voie à la manifestation non autorisée de cyclistes ;

 

-          Je lui aurais demandé de bien vouloir m’excuser d’avoir osé gêner son travail et la manifestation.

Et j’ajouterai que c’était vraiment un moment magique, surtout pour les automobilistes et pour les passagers des bus et des véhicules coincés dans les bouchons.

Heureusement, les cyclistes, eux, ne sont pas restés coincés dans les bouchons, c’est finalement le plus important et les méchants automobilistes ont été rappelés à l’ordre…

La police a si bien ouvert la voie à la manifestation de cyclistes de vendredi qu’il faudrait que d’autres usagers de la route s’inspirent du modèle de Critical Mass.

Je suggère donc aux propriétaires de motos, de skateboards, de trottinettes ou encore de tracteurs d’organiser une manifestation du même genre !

Ils n'auront pas besoin d’autorisation et la police leur ouvrira la voie, engueulera voire amendera les automobilistes malintentionnés qui tenteraient de gêner ou de retarder la manifestation.

C’est génial, non ?

 

 

Note de l’auteur : Le texte ci-dessus a été écrit dans le style d’une chronique de Nicolas Bedos, dont je ne prétends bien entendu pas voir le talent. Je n’en veux pas au policier dont je parle et mon but n’est pas de le critiquer, il faisait son travail en appliquant des instructions, qu’il a lui-même reçues. Il aurait sans doute voulu être à des dizaines de kilomètres de là (comme moi d’ailleurs) au lieu de devoir encadrer cette manifestation.

Ce texte a pour but de souligner par l’absurde, que, parfois, ceux qui respectent la loi, se font taper sur doigts, tandis que ceux qui ne la respectent pas…vous avez compris.

 

 

Andreas Dekany

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23/04/2014

Hongrie : Analyse d’une victoire écrasante de Viktor Orbàn lors des élections législatives

Lors des élections législatives hongroises du 6 avril 2014, le FIDESZ du Premier Ministre sortant Viktor Orbàn a écrasé ses adversaires, comme il y a quatre ans, en obtenant une large majorité des sièges au Parlement.

Les résultats définitifs ont été communiqués il y a quelques jours ; la grande question était de savoir si le FIDESZ aurait à nouveau la « supermajorité » des deux tiers des sièges au Parlement, ce qui lui permet notamment de modifier la Constitution à sa guise.

Ceci dépendait principalement des résultats d’une seule circonscription.

Sur un total de 199 députés, le FIDESZ a obtenu 133 sièges, l'alliance de gauche a eu 38 sièges, le parti d’extrême droite, le Jobbik, a obtenu 23 sièges et enfin le Parti écologiste a tout juste réussi à atteindre le quorum et à obtenir 5 sièges.

Il y a à mon avis trois raisons principales qui expliquent ce succès :

1. Un nouveau système électoral à un tour a récemment été introduit par le FIDESZ, avec un redécoupage des circonscriptions très favorable au parti au pouvoir. Il suffit d’analyser les résultats. En obtenant à peine 45% des voix, le FIDESZ a une majorité de deux tiers au Parlement, alors que l’opposition de gauche, qui a obtenu un peu plus de 25% des voix, a seulement 38 sièges.

Alors qu’auparavant, le premier tour permettait de « tâter le terrain » en vue du deuxième tour et de retirer les candidats trop faibles, dans le cadre de ce nouveau système électoral, il fallait absolument faire alliance au premier tour pour avoir un espoir de remporter l'élection. C’est ce qui m’amène à présenter la deuxième raison principale du succès du FIDESZ.

 

2. À droite, d’une façon très habile, Viktor Orbàn et le FIDESZ ont absorbé ou éliminé tous les partis de la droite modérée, qui auraient pu leur faire concurrence, ils n’avaient ainsi pas trop à craindre une dispersion des voix dans leur camp.

C’était tout le contraire à gauche ; le Demokratikus Koalicio (DK) de l’ancien Premier Ministre socialiste Ferenc Gyurcsàny, le Parti socilaliste (MSZP) d'Attila Mesterhàzy et l’E2014 de Gordon Bajnai sont des partis et des mouvements de gauche, dont les dirigeants travaillaient autrefois ensemble au sein du Parti socialiste hongrois.

L'opposition de gauche qui avait comme principal programme électoral de chasser Viktor Orbàn du pouvoir, savait  parfaitement qu’elle n’avait pas le choix, si elle voulait avoir une chance de l’emporter: il fallait mettre les ambitions personnelles et les querelles du passé de côté et il fallait s’allier, vu le nouveau mode scrutin à un tour.

Or, ce n’est qu’en date du 14 janvier 2014, après quelques querelles internes, que les représentants de l’opposition de gauche ont réussi à se mettre d’accord pour faire liste commune, un peu plus de deux mois avant les élections, ce qui n’était pas suffisant pour élaborer un programme commun convaincant et surtout pour le faire connaître à la population.

Par ailleurs, les représentants de cette opposition de gauche sont perçus par de nombreux hongrois, comme des hommes du passé (et du passif) étant donné que certains d’entre eux ont déjà été au pouvoir. Ils n’ont donc pas réussi à convaincre les électeurs qu’ils pouvaient être une alternative crédible et convaincante à Viktor Orbàn.

3. La troisième raison principale du succès du FIDESZ de Viktor Orbàn est financière. C’est clairement le parti du Premier Ministre qui avait le plus de moyens pour faire campagne et l'immense majorité des médias hongrois sont proches du FIDESZ.

 

En date du 25 mai 2014 auront lieu les élections européennes, dont les résultats risquent d’être à l’image de ceux des élections parlementaires hongroises. On voit en effet mal comment l’opposition de gauche, assommée par sa lourde défaite, pourrait se mobiliser et rassembler ses troupes dans un délai si court.

Ensuite, en automne, auront lieu les élections municipales, lors desquelles il y aura probablement de nouveau une victoire écrasante du FIDESZ pour les mêmes raisons que celles que j’ai mentionnées plus haut.

Viktor Orbàn, qui n’a que 50 ans, risque de rester encore pendant très longtemps au pouvoir en Hongrie, tant il ne semble pas y avoir d’alternative crédible et convaincante, que ce soit sur le droite ou sur la gauche de l’échiquier politique hongrois.

 

 

 

 

                                                                        Andreas Dekany

 

 

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14/01/2014

Hongrie : Qui peut battre le Premier Ministre Viktor Orbàn lors des élections parlementaires de 2014 ?

Viktor Orbàn a été Premier Ministre de Hongrie une première fois entre 1998 et 2002, au début de son mandat, il avait à peine 35 ans.

Après une traversée du désert de 8 ans, consécutive à deux victoires socialistes en 2002 et 2006, il est revenu au pouvoir et de quelle manière !

En 2010, Viktor Orbàn et son parti, le FIDESZ, ont remporté plus de deux tiers des sièges au Parlement, ce qui leur a donné les pleins pouvoirs, leur permettant de modifier de nombreuses lois et la Constitution.

Depuis quatre ans, le gouvernement Orbàn n’a pas chômé et c’est le moins que l’on puisse dire.

Le Parlement, qui lui est entièrement soumis, a en effet adopté des dizaines de lois, ainsi qu’une nouvelle Constitution.

En ce qui concerne la situation économique en Hongrie, le gouvernement est très content de son action, notamment car le déficit budgétaire a pu être réduit au cours de ces dernières années. Bruxelles a d’ailleurs suspendu les sanctions contre la Hongrie dans ce cadre.

En outre, le prêt accordé par le FMI lors de la crise de 2008 a été entièrement remboursé l’année dernière.

Selon le gouvernement, le nombre des personnes ayant un emploi aurait par ailleurs augmenté.

En réalité, la situation économique hongroise est bien plus préoccupante que le prétend le gouvernement Orbàn.

En effet, d’une part, le nombre de personnes vivant en dessous du minimum vital a explosé au cours de ces dernières années.

D’autre part, des dizaines de milliers de personnes ont quitté le pays depuis 2010 pour tenter leur chance à l’étranger, le plus souvent en Europe de l’Ouest, notamment en Allemagne et en Angleterre.

Au printemps auront lieu les élections parlementaires en Hongrie, leur date exacte doit encore être annoncée prochainement par le Président hongrois Jànos Àder, les rumeurs courent cependant depuis quelques temps déjà qu’elles auront lieu en date du 6 avril 2014.

Les sièges de l'opposition au Parlement sont occupés par des députés du Parti socialiste (MSZP), du Demokratikus Koalicio (DK), nouveau parti de l’ancien Premier Ministre socialiste, Ferenc Gyurcsàny.

Dans les rangs de l’opposition, on peut également trouver les écologistes du LMP et certains députés du mouvement de l’ancien Premier Ministre Gordon Bajnai, Együtt 2014 (E2014) et enfin les députés du parti d’extrême droite, le Jobbik.

Parmi ses nombreuses actions, le gouvernement Orbàn a notamment modifié le mode de scrutin.

Depuis les premières élections libres de 1990, l’élection des députés au Parlement était à deux tours, il est à présent à un seul tour.

Alors qu’auparavant, le premier tour permettait de « tâter le terrain » en vue du deuxième tour et de retirer les candidats trop faibles dans un deuxième temps, à présent il faut absolument faire alliance au premier tour pour avoir un espoir de remporter l'élection.

D’une façon très habile, Viktor Orbàn et le FIDESZ ont absorbé ou éliminé tous les partis de la droite modérée, qui auraient pu lui faire concurrence, ils n’ont ainsi pas trop à craindre une dispersion des voix dans leur camp.

C’est tout le contraire à gauche ; le DK de Ferenc Gyurcsàny, le MSZP d'Attila Mesterhàzy et l’E2014 de Gordon Bajnai sont des partis et des mouvements de gauche dont les dirigeants travaillaient autrefois ensemble au sein du Parti socialiste, à présent toutes ces personnes ont leur propre parti ou leur propre mouvement.

L'opposition de gauche qui veut chasser Viktor Orbàn du pouvoir, sait parfaitement qu’elle n’a pas le choix, si elle  veut avoir une chance de l’emporter : il faut mettre ses ambitions personnelles de côté et il faut s’allier, vu le scrutin à un tour.

Après des mois et des mois de négociations et de fausses bonnes nouvelles, on vient de l’apprendre en date du mardi 14 janvier 2014 : l’opposition de gauche (MSZP, E2014, DK notamment) a décidé de faire liste commune aux élections parlementaires du printemps, avec un candidat unique pour le poste de Premier ministre, le Président du Parti socialiste, Attila Mesterhàzy.

Ce n’est pas trop tôt et c’est peut-être même trop tard pour pouvoir l’emporter au printemps, sachant que le FIDESZ de Viktor Orbàn est clairement le parti qui a le plus de moyens financiers et c’est également lui qui a le soutien de la plupart des médias hongrois.

Il faut toutefois tenir compte du fait que cette alliance de l’opposition était à un certain moment inespérée, tant les personnes qui la composent ont dû faire l’effort d’oublier certains litiges qui les ont opposés dans le passé.

Vu sous cet angle, cette alliance est un exploit!

En tous cas, grâce à l’alliance des partis de l’opposition de gauche, les élections hongroises seront beaucoup plus disputées que prévu.

La réélection de Viktor Orbàn au poste de Premier Ministre n'est désormais plus une simple formalité.

 

 

 

Andreas Dekany

 

 

 

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23/10/2013

23 octobre 1956 : la révolution hongroise

Le 23 octobre 1956, les Hongrois se sont révoltés contre le régime communiste soviétique, stalinien, sous lequel ils vivaient suite à la deuxième guerre mondiale.

Les Hongrois ne voulaient plus être occupés par les soviétiques.

Imre Nagy a pris le poste de Premier Ministre, les Hongrois rêvaient de multipartisme, de liberté et pendant quelques jours ils ont vraiment pensé que c’était possible, croyant que les soviétiques avaient abandonné et qu’ils se retiraient du pays.

Pendant quelques jours, les Hongrois ont vécu dans l’espoir d'être libres.

Seulement pendant quelques jours, hélas, jusqu’à l’intervention de l’armée soviétique en date du 4 novembre 1956.

La révolution a été écrasée, Imre Nagy et ses alliés ont été arrêtés puis exécutés.

Quelques 200'000 personnes ont quitté le pays pour fuir à l’Ouest, des milliers de personnes ont d’ailleurs été accueillies en Suisse.

Au mois d’octobre et de novembre 1956, les Hongrois ont goûté pendant quelques jours à la liberté.

Le 23 octobre est d’ailleurs un jour de fête nationale en Hongrie.

A l’heure où les pays européens vivent fort heureusement en paix depuis quelques années, il n’est pas inutile de se rappeler que des personnes ont fui leur pays et sont mêmes mortes alors qu’elles étaient en quête de liberté, une liberté qui est devenue presque normale et de plus en plus banale de nos jours, qui était cependant tellement précieuse, qui paraissait inatteignable il n’y a pas si longtemps dans les pays de l'Europe de l'Est.

 

 

Andreas Dekany

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04/10/2013

Imposition des entreprises: le taux unique à 13% est une nécessité!

Les multinationales à Genève, c’est plusieurs milliers d’emplois directs et indirects pour les PME locales.

Les rentrées fiscales pour le Canton de Genève s’élèvent à plusieurs centaines de millions de francs, il en va de même pour la Confédération.

Ce serait évidemment une catastrophe si les multinationales partaient de Genève, aussi bien pour l’emploi que pour les finances publiques.

Ces multinationales ne vont certainement pas rester à Genève pour nos beaux yeux ou pour la beauté du jet d’eau.

Il faut maintenir les conditions cadres pour qu’elles restent et ce pour longtemps.

Nous avons pu lire dans la « Tribune de Genève » du 10 septembre un article au titre évocateur :

 « Le Royaume-Uni chasse en terres lémaniques ».

D’après cet article, la Grande-Bretagne démarche les multinationales installées dans la région.

Ces pays offrent des taux d’imposition défiant toute concurrence, la société Yahoo! a d’ailleurs déjà transféré son siège de Rolle (VD) à Londres.

La concurrence internationale est vraiment rude et si nous ne réagissons pas, d’autres sociétés risquent de partir.

Ces multinationales n’apprécient guère l’incertitude et surtout pas en matière fiscale ce que l’on peut comprendre.

L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et l’Union européenne (UE) ont mis la pression sur la Suisse pour qu’il n’y ait plus de différence dans le cadre de l’imposition des sociétés, entre les entreprises locales et les multinationales.

Actuellement, l’impôt sur le bénéfice des entreprises locales est d’environ de 24% alors que celui des multinationales est de 11% environ.

L’unique solution pour régler ce problème est de fixer un taux unique à 13%.

À ce taux-là, les sociétés ne seraient en effet pas tentées de quitter Genève.

Les emplois et une grande partie des recettes fiscales pourront ainsi être sauvés.

Il faudra évidemment que la Confédération mette la main au porte-monnaie pour compenser les pertes fiscales inévitables engendrées par cette réforme.

Par conséquent, l'introduction du taux unique à 13% est une nécessité et elle doit être l’une des priorités absolues de la prochaine législature.

 

Andreas Dekany, candidat au Grand Conseil sur la liste No 3 PLR.

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27/09/2013

Nouvelle augmentation des primes d'assurance-maladie: inacceptable!

Les assurés genevois ont appris hier quelle sera l’augmentation de leurs primes d’assurance-maladie pour l’année 2014 ; elles augmenteront de 2,8%.

Cette nouvelle augmentation intervient alors que les assurés genevois ont payé pendant des années des primes surfaites et ce pour un montant total d’environ 400 millions de francs.

Cette nouvelle augmentation intervient alors que les assurés genevois attendent toujours que les primes payées en trop leur soient remboursées.

Sur un montant de 1,7 milliards de francs de primes payées en trop, dans tous les cantons concernés, il a été décidé au niveau fédéral, pour une raison obscure, que seuls 800 millions seraient remboursés, donc moins de la moitié du montant total.

On ignore d’ailleurs d’où sort ce chiffre de 800 millions.

Pourquoi ne veulent-ils pas nous rembourser la totalité ?

On n’en sait rien…on n’est d’ailleurs pas près de voir la couleur de notre argent tant les choses trainent à Berne.

Les genevois ont été lésés pendant des années car les augmentations de primes d’assurance-maladie annuelles étaient le plus souvent surfaites.

À présent, au lieu de nous rembourser nos 400 millions de primes payées en trop, on nous augmente nos primes pour 2014.

Est-ce que cette nouvelle augmentation est justifiée ?

On n’en sait rien mais on est en droit de penser que non, étant donné que les augmentations ont très souvent été surfaites au cours de ces dernières années, d’où le chiffre de 400 millions de francs.

Ainsi, quand il s’agit de nous demander de payer des primes toujours plus élevées, qui écrasent de nombreuses familles genevoises, là, il faut tout de suite passer à la caisse.

En revanche, quand il s’agit de nous rembourser un montant qui nous revient depuis des années, là, le paiement d’un montant fortement réduit est remis aux calendes grecques…

Cette situation est scandaleuse et le mot est faible.

Il faudra que tous les élus des cantons concernés, tous partis confondus, au niveau cantonal et fédéral, unissent leurs efforts.

Ils devront être très fermes et toute augmentation des primes d’assurances-maladie devra être catégoriquement refusée et combattue tant que les primes payées en trop n'auront pas été remboursées aux assurés lésés.

 

 

Andreas Dekany, candidat au Grand Conseil sur la liste No 3 PLR

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24/09/2013

Le droit de vote est un privilège; il faut en profiter!

Dans le cadre de cette campagne électorale pour le Grand Conseil, il m’est arrivé d’entendre les remarques suivantes de la part de certaines personnes :

- « Je ne suis pas très politique en général, donc je ne vote pas » ;

- « J’ai balancé tout le matériel de vote à la poubelle » ;

- « Vous savez, moi, les petits bonhommes (les députés), ça ne m’intéresse pas trop… »

Il ne m’appartient bien entendu pas de juger la pertinence de ces remarques.

Toutefois à chaque fois, j’explique à mon interlocuteur que le fait de ne pas voter, c’est laisser le pouvoir de décider aux autres.

J’explique aussi que le fait de pouvoir voter est une chance, un privilège et que certaines personnes aimeraient bien être à leur place.

Je me suis rendu il y a quelques semaines à Berlin et suite à ce voyage j’ai regardé quelques reportages sur le mur de Berlin, notamment au sujet des personnes qui ont risqué leur vie pour fuir le régime communiste et pour pouvoir vivre en liberté.

Certains ont creusé un tunnel sous le mur, d’autres ont construit des avions pour passer à l’Ouest avec toujours le même objectif : la liberté.

En Suisse, nous vivons libres et ce depuis longtemps.

Nous avons le droit de vote, le peuple est souverain, il peut élire ses représentants, proposer des modifications constitutionnelles au niveau fédéral et refuser des lois qui ne lui conviennent pas.

Certains de nos concitoyens ne se rendent pas compte de la chance que nous avons de pouvoir nous prononcer régulièrement sur des sujets divers.

Peut-être que le peuple est trop souvent consulté et qu’il y a parfois une overdose de scrutins comme ce sera le cas cet automne.

Peut-être.

Je pense toutefois que les personnes qui s’en plaignent ou qui déclarent fièrement qu’elles ne votent jamais, devraient penser aux personnes qui se battent ou qui se sont battues pour la liberté et pour le droit de vote.

Ce qui est une évidence, un acquis, une chose due pour les uns, est un rêve très lointain et inatteignable pour les autres.

Le droit de vote est un privilège ; il faut en profiter !

 

Andreas Dekany, candidat au Grand Conseil sur la liste No 3 PLR

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02/09/2013

Nouveaux distributeurs de billets des TPG: une catastrophe!

Je fais partie des personnes pour lesquelles ça ne vaut pas la peine d’acheter un abonnement mensuel des TPG à CHF 70.- car je ne prends pas les transports publics assez souvent pour qu’il soit rentable.

Je suis donc un « heureux » utilisateur des nouveaux distributeurs de billets TPG.

Une fois sur deux, et je suis encore gentil, ils ne marchent pas.

Si par hasard ils marchent, ils n’acceptent pas la monnaie, mais seulement les cartes, ou le contraire.

Si le soleil brille sur le super écran tactile, on ne voit tout simplement rien du tout.

Enfin, même quand ces distributeurs marchent, ils sont tellement lents, qu’on a raté au moins deux bus, avant d’avoir réussi l’exploit de prendre son billet.

Ce matin, j’ai dû prendre un billet de bus et comme par hasard, le nouveau distributeur de billets ne marchait pas.

Heureusement, de l’autre côté de la rue, il y avait un ancien distributeur, qui ne rend certes pas la monnaie mais qui est au moins rapide et fiable, lui !

Je ne sais pas qui a eu l’idée d’acheter ces nouveaux distributeurs et combien ils ont coûté (à mon avis très cher).

Tout ce que je sais, c’est que c’était une très mauvaise affaire.

Il est clair qu’avec ces nouveaux appareils, de nombreux usagers resquillent de manière involontaire, car ils n’ont tout simplement pas eu la possibilité de prendre leur billet, ce qui occasionne bien entendu des pertes pour les TPG.

Il faut vite changer ces distributeurs par des appareils de qualité cette fois, ou remettre les anciens, si c’est encore possible.

Tout le monde y gagnerait.

 

 

Andreas Dekany

18:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

22/08/2013

Les primes d’assurance-maladie vont de nouveau augmenter en 2014; qu'ils nous remboursent d'abord les millions de francs payés en trop!

Les primes d’assurance-maladie vont de nouveau augmenter en 2014, c’est ce qu’on a pu lire, notamment dans un article du "24 heures".

Ceci n’est pas vraiment surprenant, vu que les primes d’assurance-maladie ont presque toujours augmenté depuis l’entrée en vigueur de la LAMAL, en 1996.

Ce qui est regrettable, c’est que ces augmentations récurrentes et annuelles soient devenues presque « normales ».

Il faut toutefois se souvenir que lesdites augmentations étaient la plupart du temps totalement injustifiées et que les assurés ont souvent payé plus que ce qu’ils auraient dû.

Les assurés genevois ont en effet payé 400 millions de francs de primes en trop entre 1996 et 2011.

A part les assurés genevois, ceux de Neuchâtel, Vaud, Tessin et Zurich, entre autres, sont également concernés.

Pour réparer cette injustice, il est question depuis quelques temps d’un remboursement des primes d’assurance-maladie payées en trop, il s’agit d’un montant total de 1,7 milliards de francs.

La balle est à présent dans le camp de la Commission de la santé publique du Conseil des Etats.

Après avoir refusé d’entrer en matière, cette commission est finalement « revenue sur son refus » il y a quelques mois.

On a appris récemment que sur les 1,7 milliards de francs de primes payées en trop, seuls 800 millions de francs seraient remboursés aux assurés lésés.

Pourquoi seulement 800 millions de francs?

Sous quelle forme aura lieu le remboursement?

Quand aura-t-il lieu?

Personne n’en sait rien.

Les Genevois ont fait de grands efforts pour maîtriser les coûts de la santé et ils ne sont nullement récompensés pour leurs efforts.

Au contraire, leurs primes d'assurance-maladie augmentent sans cesse et les montants payés en trop pendant de nombreuses années ne leur sont même pas remboursés.

Le Grand Conseil genevois a certes déjà réagi.

Au début de l'année, il a adopté à l’unanimité, (ce qui est plutôt rare) une motion qui prévoit que le Canton de Genève gèlera sa contribution à la péréquation financière.

Les Parlements des Cantons de Vaud et de Neuchâtel ont également réagi, ceci n’est toutefois pas suffisant pour régler le problème.

Il faudra que tous les élus des cantons concernés, tous partis confondus, au niveau cantonal et fédéral, unissent leurs efforts.

Ils devront être très fermes et toute augmentation des primes d’assurances-maladie devra être catégoriquement refusée et combattue tant que les primes payées en trop entre 1996 et 2011 n’auront pas été remboursées aux assurés lésés.

 

Nous devons enfin arrêter de nous faire tondre!

 

 

Andreas Dekany

Candidat PLR au Grand Conseil sur la Liste 3

 

18:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

18/06/2013

Lex USA : le Conseil national sauve l’honneur de nos institutions

Ce matin, le Conseil national a refusé à une grande majorité l’entrée en matière de la loi urgente, appelée Lex USA.

Cette dernière a dans le fond pour but de suspendre certaines règles du droit suisse pendant un an pour permettre aux banques suisses de coopérer avec le Département de la justice américain.

La Lex USA s’inscrit dans le cadre d’un « accord négocié » par le Conseil fédéral avec les Etats-Unis qui a pour objectif de permettre aux banques suisses d’éviter des poursuites judiciaires en coopérant avec la justice américaine.

Un des grands problèmes parmi tant d'autres avec cette Lex USA est que les parlementaires fédéraux doivent se prononcer sur un texte dont ils ne connaissent même pas les implications, car ils n’ont obtenu que très peu d’informations de la part des Conseillers fédéraux car les américains ont exigé que le Conseil fédéral garde le contenu de l’« accord » secret.

Aucun Parlement d'un pays démocratique n’accepterait une loi dans ces conditions et c’est pourtant ce que le Conseil fédéral a demandé de faire à nos élus.

Comme l’a dit le Professeur Xavier OBERSON, qui est expérimenté en matière de négociations internationales et notamment avec les Etats-Unis,  il est incompréhensible que le Conseil fédéral et ses négociateurs n'aient pas exigé que le secret à propos de l'accord soit levé, avant que la loi urgente soit soumise aux parlementaires, ce qui aurait été la moindre des choses.

On comprend toutefois mieux certains éléments de cette affaire, lorsque l’on sait que le Conseil fédéral a, semble-t-il, « négocié » avec les Etats-Unis, sans consulter un avocat américain au préalable.

La semaine dernière, le Conseil des Etats a accepté la Lex USA.

Le Conseil national l’a refusée ce matin à une grande majorité, cette loi doit donc repasser devant le Conseil des Etats.

Ce vote du Conseil national sauve, en tous cas pour l’instant, l’honneur de nos institutions.

En effet, comme l’a également évoqué le Professeur OBERSON, l’acceptation de la Lex USA dans ces conditions serait très dangereuse pour nos institutions et elle enverrait un très mauvais message à l’étranger.

Cela laisserait entendre que le malgré le fait qu’ on ait une Constitution, un Parlement et le droit de référendum, on pourrait très bien tout à coup tout court-circuiter en cas d’urgence et si on nous met la pression.

Ce serait un précédent extrêmement dangereux pour nos institutions.

Les affaires des banques suisses aux Etats-Unis doivent certes être réglées mais pas au mépris de nos institutions.

Il faut absolument arrêter de céder sur tout et de capituler sans arrêt, nous n'avons rien à y gagner mais nous avons au contraire tout à y perdre.

 

 

Andreas Dekany

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