04/07/2011

L’ASLOCA s’oppose à la construction de nouveaux logements; mais quel est son vrai but?

Il paraît que le but de l’ASLOCA est la protection des locataires, de tous les locataires, de ceux qui sont déjà locataires d’un appartement mais aussi de ceux (très nombreux) qui n’ont pas encore réussi à en trouver un, qui voudraient déménager.

 

Genève connaît une grave crise du logement et de nombreux résidents genevois sont contraints d’aller habiter dans le Canton de Vaud ou en France voisine, avec tous les problèmes, notamment de transport, que cela implique.

 

Autrement dit, de nombreux genevois sont obligés d’aller habiter toujours plus loin et le trajet les menant à leur lieu de travail est toujours plus long.

 

L’heure et grave et il faudrait idéalement que tous tirent à la même corde pour que de nouveaux logements puissent être construits rapidement.

 

Au lieu de défendre les intérêts des locataires genevois, l’ASLOCA s’oppose systématiquement à la construction de nouveaux logements dont Genève aurait tant besoin.

 

Je citerai deux exemples pour illustrer mon propos :

 

On apprend en lisant le Tribune de Genève de ce week-end que l’ASLOCA s’oppose à la construction de 70 nouveaux logements par l’Etat, dont la moitié seraient des appartements mis en location et les autres vendus en PPE, au chemin de Tivoli près du Bois de la Bâtie.

 

L’ASLOCA vient de déposer un recours contre l’autorisation de construire obtenue par l’Etat.

 

Mais quelle est donc la raison invoquée par l’ASLOCA ? Christian GROBET, explique que, il y a vingt ans, lorsqu’il était Conseiller d’Etat, il se serait engagé envers la Ville de Lancy à construire des HLM (SIC !).

 

Christian GROBET n’explique nullement pourquoi Mark MULLER serait lié par cet « accord » vingt ans plus tard.

 

Il explique encore moins pourquoi il s’oppose à la construction de nouveaux logements qui seraient mis en location, alors même que les genevois ont tant de peine à se loger.

 

Mon deuxième exemple concerne la Cité Carl-Vogt, à propos de laquelle j’ai déjà eu l’occasion d’écrire dans ces colonnes.

 

Je rappelle brièvement l’état de fait :

L’Hospice Général, propriétaire de cinq immeubles qui longent le boulevard Carl-Vogt, dans le quartier de la Jonction, veut procéder à leur surélévation.

 

Le but est de créer 112 appartements supplémentaires dans ces immeubles, en ajoutant deux étages sur les toits.

 

Les locataires des immeubles susmentionnés n’ont rien trouvé de mieux à faire, que de s’opposer à ce projet de surélévation et par voie de conséquence, de s’opposer à la création de nouveaux logements.

 

J’ai déjà eu l’occasion de commenter l’égoïsme dont font preuve ces locataires, qui disposent, eux, d’un logement et qui refusent que d’autres personnes aient cette chance.

 

On a récemment appris que ces locataires égoïstes sont conseillés par un certain…Me Christian DANDRES, avocat auprès de l’ASLOCA et député au Grand-Conseil.

 

Le même Christian DANDRES, qui est allé se plaindre dans la presse du fait qu’il n’arrivait pas à trouver un appartement plus grand à louer, soutient des personnes qui s’opposent à la construction de 112 nouveaux logements, dont les locataires genevois auraient tant besoin.

 

Il est donc tout à fait légitime de se poser la question suivante : "quel est le vrai but de l’ASLOCA" ?

Elle ne défend manifestement pas les intérêts des locataires genevois, ça c’est sûr, les exemples mentionnés ci-dessus le prouve.

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