12/09/2011

Politique de la santé et affiche interdite

Le fait de traiter de la fameuse affiche interdite du MCG, c'est faire de la publicité gratuite pour ce mouvement, c'est évident.

Les dirigeants du MCG savent parfaitement ce qu'ils font et ils sont probablement très contents du fait que ladite affiche ait été interdite, ainsi ils ont une occasion supplémentaire pour faire parler d'eux.

Ne pas parler de l'affiche interdite du MCG, ce serait toutefois laisser la voie libre à ce mouvement pour qu'il fasse cavalier seul dans le cadre des élections fédérales, en ce qui concerne la politique de la santé, qui touche tous les citoyens suisses.

Il est évident que le système actuel doit être modifié, il est en effet inacceptable que les assurés genevois paient des primes maladie supérieures aux coûts de la santé dans le canton de Genève.

Il est également inacceptable que grâce aux primes maladie surfaites, payées notamment par les assurés genevois, d'autres cantons, surtout de Suisse alémanique, puissent maintenir leurs primes maladie artificiellement basses.

Il faut que les électeurs genevois sachent que le Conseiller fédéral PLR Didier Burkhalter a identifié ces problèmes et qu'il y a apporté des solutions très claires et concrètes, entre autres les suivantes :

D'une part, il a notamment prévu une rétrocession d'une partie des primes maladie payées en trop par les assurés des cantons, qui ont payé des primes trop élevées par rapport aux coûts de la santé, dont les assurés genevois. J'ai traité en détail de cette question dans un article auquel je renvoie(http://leblogdandreasdekany.blog.tdg.ch/archive/2011/08/24/e615c87e7c6e39f963b035e271d11869.html).

Cette mesure implique une modification de la Loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMAL), la procédure de consultation y relative est actuellement en cours.

D'autre part, le Département de Didier Burkhalter a proposé l'adoption d'une Loi fédérale sur la surveillance des assurances-maladie (LSA), qui prévoit la création d'une autorité de surveillance des assurances-maladie, qui aura notamment la compétence d'ordonner le remboursement des primes maladie payées en trop par les assurés, si lesdites primes ont été supérieures aux coûts effectifs de la santé.

Je viens de le démontrer, Didier Burkhalter, élu il y a deux ans, a identifié les problèmes et il y apporte des solutions concrètes.

La mise en place de ces mesures prend bien entendu du temps, étant donné que la procédure législative en Suisse est plutôt longue et une loi ne peut en principe pas être adoptée du jour au lendemain.

Pour revenir au MCG, on a de la peine à voir en quoi le fait de se faire interdire une affiche et de porter des accusations contre certaines personnes, comme le fait le MCG, contribue à régler les problèmes que je viens d'évoquer.

On a également de la peine à voir en quoi l'élection d'un parlementaire MCG permettrait d'apporter des solutions.

En effet, même si le MCG réussit à faire élire un de ses représentants à Berne, celui-ci ne fera partie d'aucun groupe parlementaire, étant donné qu'il faut avoir au moins cinq élus pour pouvoir constituer un groupe parlementaire. Ceci aura pour conséquence qu'il serait isolé, sa marge de manœuvre serait forcément extrêmement limitée et il n'aurait quasiment aucune influence sur la politique de la santé.

Il est évident que le fait de voter pour les candidats MCG, que ce soit lors des élections au Conseil national ou lors des élections au Conseil des Etats ne réglera en rien les problèmes des assurés genevois.

En revanche, le fait de voter pour les candidats PLR permettra clairement de soutenir la politique de Didier Burkhalter et de contribuer à l'adoption par le Parlement, des mesures qu'il a proposées, présentées ci-dessus.

Il faut que les électeurs genevois le sachent.

 

 

Andreas Dekany

 

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