12/10/2011

Les attaques incessantes contre les contribuables sont dangereuses

Le programme de l'extrême gauche et du Parti socialiste (PS) en matière de fiscalité, se résume ainsi: « attaques contre les contribuables ».

Premier exemple: Le PS, soutenu par l'extrême gauche, a lancé une initiative fédérale pour introduire un impôt sur les successions dépassant deux millions de francs, dont le taux serait de 20%. Le PS ne parle pas du fait que les revenus qui ont constitué ces fortunes, ont déjà été imposés auparavant.

Le taux marginal de l'impôt fédéral, cantonal et communal, cumulés, pouvant atteindre 45% à Genève. Le PS ne précise pas que les patrimoines sont soumis à Genève à un impôt sur la fortune, qui peut atteindre près de 1% par an. Le PS veut par ailleurs soumettre à cet impôt également les entreprises, ce qui risque d'entraîner des difficultés dans le cadre de leur transmission et de leur survie économique ultérieure.

Deuxième exemple: Pour de prétendues raisons morales, le PS, soutenu par l'extrême gauche, souhaite supprimer les forfaits fiscaux dont bénéficient certains étrangers, résidant à Genève, qui n'exercent pas d'activité lucrative en Suisse. Cet impôt rapporte plusieurs dizaines de millions de francs par an à l'Etat. Le PS ne précise bien entendu pas, comment l'Etat pourra combler le manque à gagner dû au départ des étrangers en question.

Le PS ne parle pas de tous les emplois qui seraient mis en danger s'ils partaient. En effet, les bénéficiaires des forfaits fiscaux ont des moyens et en dépensant à Genève, ils font gagner de l'argent aux entreprises et à l'Etat. Le PS préfère sans doute que ces dépenses soient faites ailleurs.

Troisième exemple: Le PS et l'extrême gauche attaquent sans cesse la place financière genevoise et leur but est son affaiblissement, comme l'a relevé le candidat PLR au Conseil national, Edouard Cuendet. Ils perdent complètement de vue que les entreprises auxquelles ils s'attaquent, sont de très gros contribuables et des employeurs importants du Canton de Genève. Rappelons que la place financière genevoise et ses 35'000 emplois contribuent pour plus de 20% du PIB genevois et que la place financière génère près de 25% des recettes fiscales du Canton et des Communes. Si ces entreprises partaient, l'augmentation des impôts des genevois serait inévitable.

Un plan de rigueur budgétaire serait nécessaire, ce qui impliquerait que certaines prestations sociales et certains salaires ne pourraient plus être versés par l'Etat. Le Parti socialiste et l'extrême gauche ne s'intéressent évidemment pas aux conséquences catastrophiques que leurs propositions pourraient avoir sur les finances du Canton de Genève et sur sa prospérité.

 

(Cet article a été publié en page 2 de la Tribune de Genève du jeudi 6 octobre 2011)

 

Andreas Dekany; candidat aux élections fédérales sur la liste No 14, Les Jeunes libéraux-radicaux.

 

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Commentaires

On comprend relativement bien vos arguments mais on ne voit pas très bien en quoi ils constituent des "attaques contre les contribuables". La question de l'héritage est davantage philosophique qu'autre chose, et d'ailleurs même chez les libéraux les avis sont tranchés.

Pour des "raisons prétendues morales": c'est le principe de l'égalité devant l'impôt qui est en jeu. On peut argumenter sans trop de difficulté qu'en l'état, les contribuables lambda sont désavantagés par rapport aux bénéficiaires de forfait fiscal. C'est d'ailleurs pour cette raison semble-t-il que les contribuables Zurichois ont voté dans le sens de l'abolition, et ce ne sont pas tous des socialistes, quand même.

Bref, moi je titrerais votre billet: "les attaques incessantes contre mes idées me sont odieuses", ce serait plus juste, non?

Écrit par : rigolaux | 13/10/2011

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