Il était une fois la cabine téléphonique

Dans le cadre du deuxième texte de la série intitulée « il était une fois », j’ai décidé de traiter de la cabine téléphonique.

Le développement fulgurant du téléphone portable a sonné le glas de la bonne vieille cabine téléphonique, qui nous rappelle tant de souvenirs (colonies de vacances, armée, internat etc.).

Il est usuel qu’une invention rende un objet que nous avons l’habitude d’utiliser quotidiennement complètement désuet, les exemples ne manquent pas et j’aurai l’occasion d’y revenir.

Vu que Swisscom n’a plus l’obligation d’exploiter des cabines téléphoniques sur l’ensemble du territoire suisse et vu qu’elles sont logiquement déficitaires, elles ont été supprimées les unes après les autres.

Quand je pense à une cabine téléphonique, c’est leur odeur typique immédiatement reconnaissable, qui me vient à l’esprit.

On constate la puissance de la mémoire olfactive, je n'ai en effet plus remis les pieds dans une cabine téléphonique depuis bien longtemps.

Je me rappelle également du bruit caractéristique que faisait le téléphone lorsqu’on mettait la pièce de monnaie, avant que le montant ne s’affiche sur le petit cadran.

Il y a très longtemps, il fallait tourner une petite roue, ensuite, on pouvait appuyer sur des chiffres, pour composer le numéro de téléphone.

Je me souviens aussi des annuaires téléphoniques (également tombés en désuétude suite au développement technologique), alignés sur la droite de la cabine (Genève était le numéro 1!).

Il me semble qu’il m’arrivait de m’asseoir dessus quand j’étais petit, en attendant que mes parents finissent leur conversation téléphonique.

Il faut aussi mentionner les cartes téléphoniques sur lesquelles il y avait des images et qu’on pouvait collectionner comme des timbres.

J'ai un vague souvenir d'une rumeur qui courait, selon laquelle le crédit de ces cartes augmentait, si on les mettait au congélateur (j’avoue que je n’ai jamais tenté l’expérience), j'ignore s'il s'agissait d'une légende urbaine.

C’est évidemment avec une certaine émotion que j’ai appris la disparition des cabines téléphoniques de nos paysages urbains.

Certaines ont été transformées en bibliothèques, ce qui est une bonne idée et cela évitera peut-être leur disparition complète.

Celles et ceux qui s’intéressent au développement de la cabine téléphonique en Suisse, peuvent approfondir le sujet en lisant cet excellent article rédigé par Monsieur Juri Jaquemet, conservateur Technologies de l’information et de la communication, du Musée de la Communication à Berne :

https://blog.nationalmuseum.ch/fr/2018/08/cabines-telephoniques-ladieu-a-un-temoin-emblematique-de-la-telephonie-fixe/

En lisant cet article, on se rend compte du fait que la cabine téléphonique a eu une longue vie, qu'elle a bien vécu.

Elle a laissé la place à la relève et je suis certain qu’on ne l’oubliera pas de sitôt.

 

 

Andreas Dekany

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Commentaires

  • Sait-on ce que sont devenues ces milliers de cabines PTT de métal et de verre ?

  • Cher Monsieur,

    Merci beaucoup pour votre question.

    Je l'ignore malheureusement mais je vais me renseigner auprès de la personne qui a rédigé l'article consacré aux cabines téléphoniques que j'ai mentionné dans mon texte.

    Meilleures salutations.



    Andreas Dekany

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